mercredi 17 décembre 2014

Le wearable n'est pas que bracelets, vêtements, lunettes: il se porte aussi jusqu'aux oreilles.

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Le wearable n'est pas que bracelets, vêtements, lunettes, il se porte aussi jusqu'aux oreilles et de façon prometteuse. Le hearable connecté enrichit les aides auditives avec des solutions de prothèses qui facilitent l'écoute et la compréhension mais également qui étendent la proposition de valeur vers des services appairés au smartphone du porteur. Et pourquoi pas des services d'auto-tracking de santé tels qu’alerter sur sa tension, dans un marché captif, celui de la "silver economy".
Mais au-delà, des acteurs leaders comme Starkey avec sa solution Halo, Resound avec Resound Linx travaillent étroitement avec Apple, et pourraient étendre le hearable au delà du handicap en proposant de nouveaux services pour tous. Et élargir leur horizon business au-dela de l'aide auditive. A moins que des jeunes pousses ne prennent place rapidement et les devancent, à l'instar de Bragi, startup allemande, qui "disrupte" le marché des écoutes nomades avec des écouteurs intra connectés, The Dash. Enfin, on pourrait aussi s'interroger sur le rachat par Apple de Beats, qui l'air de rien, sous couvert de diffusion de contenus musicaux pourrait aussi se developper sur ce marché du smart hearable.


BRAGI - All you need to know about The Dash from BRAGI on Vimeo.

samedi 29 novembre 2014

Vers l'expérience immersive portée avec du "wearable en carton"


Google carboard: la réalité virtuelle qui cartonne !

Un concurrent de l’Oculus Rift, le simple Google Cardboard vient simplifier et démocratiser un usage immersif de réalité virtuelle. Glissez votre smartphone dans le masque support (après l'avoir plié puis clippé des lentilles de verre fournies) et lancez l’application immersive.


Il suffira d’y adjoindre de l’interactivité par la voix par exemple pour renouveler le marketing direct .Et imbriquer de la réalité augmentée en exploitant la camera du smartphone. Voici venu le temps de ”l’expérience immersive portée” in situ ou tranquillement chez soi. Et les applications ludiques et aussi ludo-éducatives ou de formation vont certainement fleurir. 

On pourra imaginer des cardboards “brandés” dans un dispositif plurimedia comme vient de le proposer le constructeur automobile Volvo ou pour un lancement d’un nouvel album musical ou un teaser cinématographique ?

Tout cela sent bon le retour du virtuel 3D coupé à la réalité augmentée. Du wearable en carton qui va cartonner !



dimanche 16 novembre 2014

Une carte de paiement mobile à l’encre électronique compile toutes vos cartes de paiement et fidélité


Plastc card exploite aussi la technologie NFC RFID et Bluetooth et peut afficher des codes barres/ QR code, se charge par induction pour durer 1 mois, s’appaire au smartphone du porteur et déclenche une alerte de proximité quand le smartphone s’éloigne trop de la carte, avec possibilité d’effacer à distance les données de la carte. Elle sécurise les transactions avec code pin et reconnaissance de données biométriques du visage (via l'app Plastc wallet sur smartphone) , peut ouvrir des portes. Bref, un condensé des possibles technologiques !

La carte est en pré-vente à 155 dollars aux USA ( + 10 dollars pour être livré à l'international).
 Après, on peut s’interroger sur l’ergonomie de recherche et de la sélection des cartes embarquées, surtout quand elles sont en nombre à l’instar de celles qu’on embarque dans les applications Fidall ou Fid’me. Lesquelles pour le coup facilitent l’affichage des cartes avec un moteur de recherche auto-complétant notamment.
Enfin, on peut s'interroger sur la viabilité de cette initiative à terme au moment où tout est fait pour fluidifier l'achat en déportant notamment le paiement sur des solutions embarqués sur Smartphone (Apple Pay, Google Wallet, Paypal,  ou même Auchan en France avec FlashNPlay) et donc à terme faire disparaître l'usage d'une carte de paiement ?  A moins, que le smartphone lui même ne viennent à évoluer en s'amincissant et en proposant sur une de ses surfaces un écran à encre électronique.

dimanche 2 novembre 2014

Hello watch, une première application bancaire sur montre connectée. Et après ?


La banque en ligne Hello Bank lance Hello Watch, la première application bancaire sur les montres connectées:
Au menu des fonctionnalités : état de santé du compte, solde, trois dernières opérations, notifications de messages de sa banque, la possibilité de lancer depuis la montre un appel téléphonique ou un chat avec helloteam! (mais en poursuivant la conversation avec son smartphone)...

Le wearable connecté arrive et va envahir le quotidien. Explorer ce nouvel usage et recueillir les premiers retours d'expérience côté clients finaux et coté métier, c'est assurément préparer la banque de demain (time to market, quasi demain ;) et l'ancrer dans les usages quotidiens de ses clients. C'est imaginer les usages au delà du simple gadget et dépasser le paradigme de l'écran. Une montre connectée c'est bien plus qu'un écran de plus et bien plus que le simple report de notifications du smartphone au poignet...
Par exemple, la montre connectée comme contrôleur personnel de son identité numérique en intelligence avec le contexte courant. La montre naguère me permettait de contrôler le temps, la montre connectée bientôt pourrait me permettre de contrôler l'espace phygitalisé, un peu à la façon d'un anneau (bracelet) magique d'invisibilité (ou de visibilité partielle) personnalisée selon mes préférences et mes filtres d'envie du moment et du lieu 

Concrètement, ce qui se rapproche le plus aujourd'hui de cette idée d'un "au delà de l'écran" qui fait interagir l'identité phygitale de manière personnalisée avec l'environnement est le Nymi Band .
Il s'agit d'un accessoire "wearable" sous la forme d'un bracelet connecté qui non seulement quantifie l'activité physique de la personne mais surtout gère ses clefs d'accès personnelles avec les services et objets de tous les jours qui l'environnent : ouvrir sa voiture, sa chambre d'hôtel, son magasin préféré, son billet de réservation, ...sauf que ce bracelet ne donne pas l'heure, ni n'alerte sur la santé du compte bancaire, et surtout qu'il n'est pas une application. Cependant, les caractéristiques d'Apple Watch ou d'Android Wear couplées à celles du smartphone resté dans la poche, permettent d'imaginer des usages dans l'ambiant connecté.

Si j'étais une banque ou un assureur, j'extrapolerais les usages sur cet au-delà de l'écran en imaginant et expérimentant le service de la banque ou de l'assurance comme gestionnaire de l'identité phygitale, un service d'accès sécurisé à l'écosystème ambiant de ses clients.
A moins qu'un Dashlane, solution de gestionnaire des mots de passe numériques, par exemple ne vienne voler la vedette. Ou un gafa peut-être ?




Si cette réflexion  sur cet "au-delà de la logique écran" vous titille,  je vous invite à vous plonger dans cet excellent point de vue (in english) de Doug Thompson sur le  blog beekn : iWatch, iBeacon and What’s Wrong With Wearables


dimanche 19 octobre 2014

Vers le nouveau bureau de poste avec le pickupstore ?


La société de logistique Pickup ouvre une boutique expérimentale dédiée au colis en partenariat avec le réseau La Poste.
Ou comment transformer le bureau de poste en lieu de passage, en tiers-lieu multi-services (conciergierie, logistique  agile des derniers mètres, souplesse sur les horaires . On notera que cette expérimentation passe par un rapprochement entre deux entreprises (Pickup a été racheté par le groupe LaPoste en 2009) . Mais surtout une portée stratégique pour La Poste qui renforce sa culture de marque et de métiers centrés sur la proximité en s’ouvrant à d’autres lieux et d'autres fonctions. Le bureau de poste s'adapte aux nouveaux centres urbains en fonction des flux urbains: ici, une gare.

Pour une grande dame comme La Poste, cela méritait d’être souligné ;). Un signal à suivre : la clef des partenariats et rapprochements stratégiques ouvrent la porte aux nouveaux services et aux nouveaux usages.


mardi 19 août 2014

L'application Knit de messages géolocalisés et privés porte en elle un potentiel de valeur d'usage et business détonnant


Knit, développée par Treble au Canada est une application qui permet d'envoyer des messages géolocalisés ET privés à ses amis, une sorte de check-in éditorialisé personalisé ou texto de proximité.

3 mécaniques pour garantir une vraie valeur d'usage
  • de check- in à usage différé: on dépose un message qui sera lu plus tard lorsque son destinataire sera en approche in situ.
  •  avec enfin un niveau de filtrage privatif ou la possibilité de publier du contenu "sans masque" égocentrique . On est ici dans le conversationnel vrai, authentique, sans faux-semblant, intimiste, un peu dans la lignée des messageries sociales instantanées et dans une logique de construction d'une "identité phygitale" maîtrisée
  • et la possibilité d'y publier un contenu, pour l'instant un texte associé à un lieu géotagable. L'utilisateur sème ses messages qu'il destine à certaines personnes intimes et celles-ci en seront alertées lorsqu'elles se rendront à proximité de l'endroit taggé.



Le potentiel de cette application et surtout de l' usage qu'elle permet est énorme en terme de valeur ajoutée pour l'expérience utilisateur et les opérateurs business et marketing: j'imagine qu'on pourra y attacher des contenus riches :

  •  outre les initiatives personnelles des gens qui viendront gérer ou pimenter leur quotidien, par exemple  " puisque que tu es à portée de notre boulangerie préférée, penses à me rapporter ce fameux fraisier, mon chéri" ou bien " je suis en haut, tu montes le linge ? "...),  parcours amoureux et jeu de pistes entre amis, livre de voyage intimiste, etc...
  • des marques ou des opérateurs pourront proposer des formats serviciels et marketing contextualisés. Par exemple, en réinventant la distribution de couponing et le parrainage : vous vous pointez devant un restaurant et un ami vous y aura laissé un bon de réduction. Plus difficile de refuser un cadeau provenant d'un ami, non ? En réinventant la promotion et le partage social, comme débloquer l'écoute d'un morceau de musique en avant-première en vous rendant dans tel lieu...  
Par ailleurs,  je ne sais pas si cette application exploite le potentiel du BLE ( Bluethoot Low energy comme les balises de proximité ibeacons ou celles de Ticatag) , mais l'alliage devrait être détonnant. De même, des applications sociales de messageries instantanées à forte audience telle SnapChat ou  de check-in géolocalisé comme Swarm de Foursquare pourraient lorgner sur Knit ou s'en inspirer..  En tous les cas, Knit est révélateur d'une tendance qui m'interpelle depuis pas mal de temps:  l'hyperlocal comme media stratégique où le lieu comme interface poreuse, hybride au monde réel, devient à la fois théâtre et fournisseur d'expériences augmentées induisant de nouvelles formes d'animation éditoriale et servicielle : le "placemastering", le "wearable media marketing" et de nouveaux usages comme l'identité phygitale, où tout un chacun devient porteur d'expérience à distribuer à son prochain, in situ.


 A suivre.

mardi 20 mai 2014

Consummer experience: Awearsolutions permet d'épingler un produit de mode porté dans la rue

awEarsolution, pour titiller votre penchant impulsif

Désir à emporter 

Awearsolutions, une start-up israélienne devrait lancer officiellement en 2015 une solution de puce intelligente intégrée directement dans le vêtement ou dans un accessoire, permettant via ce que je suppose être la technologie BLE, de reconnaître le dit produit et lui associer une référence, telle qu'une fiche produit par exemple mais aussi un certificat d'authenticité anti-falsification. Le lavage en machine sera supporté et la puce aurait une durée de vie de 5 ans.  La start-up étoffe son modèle en nouant des partenariats avec des marques de mode.

 Il suffira au chaland de se trouver dans un rayon de 9-10 m autour de la personne portant ce produit ou accessoire de mode pour le scanner. L'histoire ne dit pas comment la puce se manifeste (mais on peut suggérer un mode expérientiel comme le jeu PKPKT que j'avais décrit ici ) .
Du coup, le chaland repère un produit qui lui plait dans la vie réelle et peut emporter le désir dans son smartphone.

 Epingler le réel ou un "Add to Chart" tangible

Ainsi les lieux de vie deviennent des "boards pinterest vivants" avec awearsolutions : l'application mobile permet d'épingler un produit porté (un sac, un vêtement, ...) par une personne dans la rue ou chez des amis ou au restaurant pour l'acheter plus tard ou dans l'instant depuis son smartphone. La personne scannée se voit récompensée à chaque scann  pour la remercier d'incarner ce rôle du mannequin de cire. Mieux elle devient une nouvelle forme d'égérie "qui le veut et vaut bien." Le ou la cliente ainsi taggé devient un des points de contact de la boutique, au même titre que la vitrine, faisant écosystème. Le store se dissémine dans la rue et devient ubiquitaire, avec en sus : la caution du client qui porte le produit.


"Wearable media marketing" ou "wearable commerce"

On en est là. Les usages qui vont se décliner à partir de cette solution de shopping experience impulsive  vont donner lieu à d'extravagants brainstormings et certainement des cas d'usage qui deviendront des "must have" : réinventer le showrooming, réinventer la promotion et la récompense client, la fidélisation et la communauté de clients ambassadeurs,  réinventer la publicité, réinventer la reputation de marque autour du plébiscite du produit le plus porté et le plus scanné... et poser de nouvelles question à la CNIL...et à tout un chacun .

 Imaginons Pinterest s'offrir cette startup ... hum ? Le début de "wearable media marketing"...

  


Et les marques de mode sont plus qu'attentives à cette nouvelle forme de commerce, l'initiative récente de l'application KIABI LOOK pour Google glass l'indique clairement. La marque s'est appuyée sur les technologies de reconnaissance visuelle mixée avec celles de la réalité augmentée, embarquées sur les Google Glass. Ce wearable commerce s'annonce donc, en quête pour l'heure du meilleur modèle d'experience shopping et business.

lundi 27 janvier 2014

Des balises bluetooth (BLE) pour aimanter ses objets personnels en réseau social nomade


Plusieurs initiatives se lancent sur le marché des balises bluetooth en réseau ou réseau social BLE d'objets: des startups US avec les balises Tile  et  la solution bringgr , un constructeur en téléphonie mobile, Nokia, avec ses  Treasure Tags associées au Smartphone Lumia. Et en France, la société Ticatag  propose son porte-clé Ti'be en précommande sur la plateforme KissKissBank.[maj 11/03/2014] Toujours en France, la société Wistiki propose ses étiquettes WIST, financées sur la plateforme mymajorcompagny et soutenue par le groupe AXA. Cette solution se démarque notamment avec la fonctionnalité de "laisse électronique" ( si l'objet s'éloigne une alerte est émise).


Les treasures tags associés au smartphone Lumia de Nokia


 Le principe consiste à relier des objets personnels dans une sorte de micro-réseau social et nomade d'objets que l'on souhaite conserver à portée de soi et ne pas les oublier: clés, porte-document, bagages, vélo, pass, portefeuille, bonnet, poussette de son enfant, son doudou,... Mais aussi, à retrouver un de ces objets qui se sera écarté du cercle de vigilance (comme mon chat) et qui sera retrouvé par le maillage des balises BLE de mes pairs . Si tant est que ces derniers soient une multitude à utiliser ces balises... Une partie de la valeur ajoutée du service est immédiate, à savoir m'alerter quand je m'éloigne trop d'un objet taggé. Mais pour ce qui est de l'objet vélo "qui aura été emprunté" ou du chat qui se sera perdu, la masse critique d'utilisateurs est nécessaire pour profiter pleinement du service. Je suis donc tributaire des balises actives de mes pairs.
Balise BLE bringrr ( USA)
Pour que cet usage rencontre son marché en France, il faudrait une puissance de distribution forte pour atteindre une masse critique d'utilisateurs, sans laquelle je ne retrouverai pas mon chat ... et sans laquelle le prix des balises ne pourraient être revue à la baisse... (un jeu de 4 balises Tile se vend autour de 60 $, soit un petit plus de 40 euros). Il faudrait que de gros opérateurs s'associent pour financer ce genre de startup et s'engagent à diffuser/distribuer le produit et service. Un opérateur telco allié à un opérateur urbain pouvant se prévaloir d'une communauté de clients ou utilisateurs fidélisés (distributeur sportif, banque, transporteur, voyagiste ...).La démarche de Nokia avec ses Treasure tags, s'inscrit pleinement dans cette logique.
Balise Ti'be de Ticatag (France)
Balise Ti'be de Ticatag (France)
Ce nouvel usage du réseau social d'objets BLE peut être un formidable levier de présence pour les marques : je pense à des usages dans la santé, dans le sport et les loisirs avec le lifeblogging mais aussi dans les transports et tourisme.J'imagine bien la SNCF ou un Tour Operator proposer une nouvelle manière d'étiqueter ses affaires personnelles. Ou bien, Vinci ou Total distribuer une pochette de balises BLE aux couleurs de la marque pour ne rien perdre en cours de route, entre 2 aires d'autoroute... Mieux, un assureur (maj 11032014  : AXA semble s'y coller ) ou une banque sécurisant vos objets quotidien qui seuls à vos yeux ont de la valeur...
Balise BLE Tile ( USA)
De l'identité numérique à "l'identité phygitale" J'attend beaucoup de cet usage de réseau social d'objets qui s'aimantent à leur propriétaire ou utilisateur afin de ne pas les perdre ou au moins facilement les retrouver. Cela préfigure à terme l'extension de l'identité numérique dans un réseau d'objets intimes auquel on tient et qui nous caractérisent. Une identité phygitale qui pourrait être immuable ou éphémere en fonction du contexte dans lequel on déambule et selon les objets qui nous accompagnent. Il s'agirait de coupler des objets avec la personne porteuse de cette identité, dans un contexte et sur une durée... Créer des associations d'objets + personne, qui deviennent ensemble un micro système d'information nomade juste le temps du besoin, de l'usage ou au contraire Ad vitam æternam. On pourrait imaginer alors des comportements d'expression de soi, des jeux d'interaction dans l'aura mobile de l' écosystème d'objets de chacun. Cette identité phygitale va trouver des formes concrètes dans les années à venir, via ce type de solution et avec l'adoption progressive du wearable computing. Alors bien sur, si la technologie est neutre, l'usage ne l'est jamais : tout un chacun pourrait devenir le Big Brother de ses proches. On est bien prêt à le faire pour son chat, non ? En France, la société Ticatag  propose son porte-clé Ti'be en pré-commande sur la plateforme KissKissBank

Toujours en France, le Wist de Wistiki, startup incubée par l'EDHEC Business School et soutenu par AXA.

jeudi 23 janvier 2014

Le jeu PKPKT fait de vous et des autres une balise ibeacon pour redynamiser la convivialité des lieux





PKPKT (prononcer "pickpocket") est un jeu sur  iphone pour interagir avec le smartphone de quelqu'un dans les 30 mètres autour de soi : on peut s'amuser à détrousser une personne à son insu , qui sera prévenue quelques secondes après que le pickpocket (vous) lui ait fait les poches ... Mais pour que la sauce ludique prenne il faut que chacun ait installé l'application, disponible sur l'appstore. (pour l'instant je me sens un peu seul,la, personne à "pickpocketer"...)
L'application exploite le potentiel de la connexion Bluetooth Low Energy (BLE) comme le ferait une balise ibeacon. Pas de nécessité donc d’être connecté sur internet en wifi ou 3G/4G pour peu qu'on ait activé son BLE (il l'est par defaut à chaque mise à jour d'IOS) . On peut donc pratiquer ce jeu en intérieur, comme en extérieur, dans un parc, une terrasse de café, dans le métro ou un bus, dans une classe ou salle de ciné, une boutique. Bref, en tout lieu urbain où foule il y a. De quoi, donc re-dynamiser la convivialité des lieux et donc des lieux de marque.



Le jeu perd évidemment de son intérêt avec un faible nombre de joueurs et suppose donc une masse critique d'utilisateurs qui auront installé l'application sur leur smartphone.
Justement, c'est le genre d'application à insérer dans celle d'une marque ou d'un opérateur urbain qui bénéficie déjà d'une audience et qui cherche à la maintenir en  proposant toujours plus de fonctionnalités et d'expérience.On peut imaginer autre chose que de faire les poches (un comble, une banque qui encapsulerait cette fonctionnalité de pickpocket, hu!hu!hu!). Il suffirait d'interfacer l'API d'une telle application pour décupler par le jeu l’expérience relationnelle dont la marque en serait l'instigatrice : chacun devient comme une balise ibeacon, laissant donc des possibilités ludiques d'interactions avec ses pairs, ludiques, mais pas seulement: interaction avec le vendeur du magasin, interaction collective avec des joueurs présents dans le magasin, le bus, la rame, le ferry ou l'avion...

J'évoquais dans un récent billet l'impact de ces technologies sur la mécanique de la fidélisation,  le client est unique par ses contextes et ses communautés.  Dans ce cadre, le jeu pkpkt sonne comme un signal faible. Il révèle le potentiel des usages connectés contextuels et du renouveau de la présence de marque in situ:  interpeller les membres d'une même communauté de marque ( puisqu'ils auront installé l'application de marque en bons clients fidèles) pour leur signifier qu'ils sont en présence l'un de l'autre.Et du coup, débloquer quelques avantages in situ à 2 ou à plusieurs et renforcer l'adhésion de marque.

A suivre.


lundi 25 novembre 2013

Jetedis enrichie la livraison par un message vidéo dans le colis


La startup française "jetedis" intègre la chaleur humaine à l'achat en ligne de façon géniale: associer un message vidéo à son achat qui sera joint au colis sous la forme d'une carte...
Au moment où on parle de revanche du brick commerce sur le ecommerce, parce que la force du brick est notamment la relation humaine et la tangibilité au produit, je trouve cette idée de joindre un témoignage vidéo de l'offrant tandis qu'il finalise son achat en ligne très bien vue. A réception, le destinataire du colis pourra visionner le message vidéo de l'expéditeur en interagissant avec le colis via le QR code figurant comme un "petit mot" glissé dans le cadeau... Étonnant qu'Amazon n'y est pas songé...(?)

Olivier Coryn, fondateur de Log Vad, société nordiste de logistique de l’e-commerce et à l’initiative de Jetedis.fr, réserve pour l'instant ce procédé à la seule enseigne Nocibé et son site ecommerce. Puis il étendra le dispositif à d'autres enseignes...
Et ce n'est pas tout: en effet, cet usage s'il remet un peu de chaleur humaine dans l'achat en ligne, représente à l'inverse une proposition de valeur par le digital au sein de la boutique physique.
Comme l'envisagerait Olivier Coryn, ce système pourrait s'enraciner en dur à terme, dans le magasin physique, pour joindre un message vidéo au cadeau que l'on souhaite offrir et pourquoi pas faire livrer depuis le magasin.
Cela serait un usage très malin de digital in-store, voire même une différenciation forte entre magasin concureent . Bon, après, c'est sur , on aura le risque de fil d'attente devant le vidéomaton aux pics d'affluence.

A moins d'imaginer un dispositif d'enregistrement différé à partir d'un identifiant de la dite vidéo par le consommateur. Un QR code, ce n'est en effet rien qu'un lien de redirection vers un contenu: un contenu qui peut être au départ vierge pour ensuite être mis à jour tranquillement par le consommateur chez lui devant sa webcam et avec son outil composition vidéo préféré du style vine ou instagram. Le temps de livrer le colis, la vidéo sera prête et accessible. On pourrait même imaginer une mécanique d'annulation de remise de ce QR code dans le colis au cas où la vidéo n'aurait pas été réalisée à temps.
Bon, et puis, qui dit vidéo et contenu numérique, dit insert de publicité et autre coupon personnalisé. On pourrait même révolution le métier de la livraison en mariant plus étroitement personnalisation, publicité et colis enrichi. Vous me voyez venir...?