jeudi 5 juillet 2012

Ubiquité de l'office de tourisme, en papier et en pixel


[Attention SPOILER]

Information touristique Ville de Marilor Slovenie 

Frédéric Soussin a imaginé "l'Office du tourisme de demain" dans un entretien bien fictif mais surtout très inspirant avec Andrejko Dezan, animateur touristique ( lui aussi fictif ?), concernant la réinvention de l'offre d'information et d'interaction touristique à l'échelle d'une ville (Marilor,Slovènie) à l'heure ubimedia .
J'ai personnellement voulu croire à cette histoire tant elle conforte mes analyses (sic) . Mais comme l'averti l'auteur via un discret * cet entretien "... aurait très bien pu être réel (zut alors...) et ne recourt qu’à des technologies à notre disposition" (ben oui :)

[FIN DU SPOILER]


Résumé du scénario (mais allez lire la version complète sur etourisme.info) 

La ville part du constat que 98 % des visiteurs ne passent pas par l'office du tourisme et décide donc de le fermer. Mais elle remet à plat le besoin informationnel touristique et les usages qui en découlent. Du coup, la ville déploie une nouvelle approche informationnelle et servicielle à destination des touristes en tenant compte d'une approche fluide de la ville  et de deux types d'utilisateurs : les "mobinautes" (usages pixels) et les "zéronautes" (usage papier) 


Le résultat ? Une offre de service mixte à destination des deux publics : 

  • Aux mobinautes, une implantation de kiosques d'information digitalisés dans chaque carrefour touristique qu'ils sont amenés à traverser (les iTotems), maillage wifi dans des relais touristiques "widgetisés" chez les commerçants locaux (au total 300 relais) offrant aux touristes la connexion permanente sans les ruiner à exploser leur forfait 3G, QR code book à disposition, visiophonie, etc.
  • Aux zéronautes, des aménagements dédiés chez ces mêmes relais, une signalétique adaptée, la formation des commerçants, ...

Le réel comme interface avec l'offre de service

Cette fiction slovène nous raconte quoi ?
Elle nous dit que le digital serait partout, que rien ne sert de l'enfermer dans un lieu mais de le faire éclore dans des micros lieux relié à l'écosystème du coin. Cette histoire nous dit aussi que le fossé numérique n'est pas un problème insurmontable mais que les gens non connectés sont aussi demandeurs de cette autre manière d'accéder à l'information, en papier certes mais surtout au plus proche des zones de passage, des pauses urbaines, de transit, en rupture donc avec la logique de guichet et de fil d'attente et d'horaires d'ouverture...
C'est l'entrée dans l'ère des hyperlieux, multifacettes, polyvalents mais surtout en prise au terrain, comme pluggé au local. La ville devient interface ubimedia, avec une offre de service agile et complice. Le lieu uni-fonctionnel n'est plus, la spécialisation s'enrichie de nouvelle compétences et couches informationnelles. Mais si le digital est partout, il n'est pas tout. Ce qui compte c'est une information contextualisée et agile, qu'elle soit en papier ou en pixels. Et que les nouveaux porteurs, interacteurs de cette information contextualisée jouent bien leurs nouveaux rôles et en intègrent l'intérêt pour eux mêmes et leurs cibles (les visiteurs).


Enregistrer un commentaire